Un des changements majeurs intervenu depuis les années 80 dans le domaine des diasporas tient à la multiplication des communautés en dispersion dans l’espace physique et à leurs nouvelles formes de regroupement, d’action et d’occupation dans les territoires numériques. L’objet de ce projet est d’analyser et de visualiser la dynamique des systèmes migratoires et ses évolutions sur le terrain numérique.
Projet financé par l’ANR et labelisé par Cap Digital
Exploration et cartographie des diasporas sur les réseaux numériques
Un des changements majeurs intervenu depuis les années 80 dans le domaine des diasporas tient à la multiplication des communautés en dispersion dans l’espace physique et à leurs nouvelles formes de regroupement, d’action et d’occupation dans les territoires numériques. L’objet de ce projet est d’analyser et de visualiser la dynamique des systèmes migratoires et ses évolutions sur le terrain numérique. Le « E-diasporas atlas » entend se démarquer de la formule classique d’un atlas des migrations qui se focalise traditionnellement sur les flux, les trajectoires ou la dispersion des populations en mouvement sur les territoires physiques.
Cette recherche repose sur un social data mining du web des diasporas. Elle associe des compétences d’équipes de recherche spécialisées sur les migrations (« programme TIC-Migrations »/FMSH ; Migrinter/CNRS), sur les TIC (« programme TIC-Migrations »/FMSH, WebAtlas, INA), des acteurs publics et des acteurs privés (Linkfluence, Exalead).
La chaîne méthodologique suivra différentes phases : exploration semi-automatique, circonscription des corpus, crawls automatique de validation et d’extension des corpus, archivage des corpus dans leur épaisseur temporelle, interprétations, confrontations et analyses, visualisation et cartographie des corpus. Ces corpus recouvreront des aires culturelles spécifiques (diasporas juive, chinoise, indienne, expatriés français…) et des thèmes transversaux (mouvement des sans-papiers, développement, genre, relations entres les Etats nationaux et leur diaspora…). Les chercheurs mobilisés dans le cadre de ce projet piloteront toutes les phases de ces explorations ainsi que leur enchaînement et leur interprétation. Des outils seront conçus et expérimentés à cette fin, à savoir des outils de navigation (navicrawler), des outils de visualisation de ces corpus (Gephi) et des outils de geocoding (spatialisation à partir des adresses).
Les chercheurs seront appelés à constamment confronter le terrain virtuel et le terrain réel et à compléter leur connaissance des diasporas par des observations ethnologiques, et particulièrement des observations d’usages en situation de mobilité et de connexions différentes (téléphone portable, webcam).
Au delà, l’objectif est de susciter une réflexion sur la vision épistémologique et méthodologique des études sur le domaines des migrants. Nous cherchons à confronter différentes théories des diasporas – et du social – avec une réalité où la technologie induit une médiation des relations collectives de plus en plus outillée et dispersée. A cet égard, nous aspirons à offrir une démonstration pertinente pour d’autres disciplines en SHS.
Projet financé par l’ANR – Commission STIC
et labelisé par Cap Digital

